Burkina Faso
14.04.00
Interventions urgentes
Burkina Faso: Arrestation/ Détentions / Mauvais traitements
APPEL URGENT - L’OBSERVATOIRE
Nouvelles informations
BFA 001 / 0004 / OBS 026.01
Arrestation/ Détentions / Mauvais traitements
BURKINA FASO
le 14 avril 2000
L'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits l'Homme, programme conjoint de la FIDH et de l’OMCT, vous prie d'intervenir de toute urgence à propos de la situation suivante au Burkina Faso.
Nouvelles informations :
L’Observatoire a été informé que malgré la libération de la plus part des personnes arrêtées le 10 avril 2000 au siège du MBDHP, M. Halidou Ouédraogo, Président du Collectif, de l’Union interafricaine des droits de l’Homme (UIDH) et du MBDHP, M. Tolé Sagnon, Vice-président du Collectif et Secrétaire général de la Confédération générale du travail du Burkina (CGTB) et M. Norbert Tiendrébéogo, membre du Collectif, sont toujours détenus.
En outre, une quatrième personne, Me Benewende Sankara, membre du Bureau du Collectif
et représentant de l’Union des jeunes avocats du Burkina Faso, a été arrêté le 13 avril après-midi, à Ouagadougou.
Selon les informations communiquées par le Mouvement burkinabé pour la défense des droits de l’Homme et des peuples (MBDHP), tous les quatre sont actuellement détenus dans les locaux de Direction de la compagnie d’intervention rapide (DCIR) de la Police.
L’Observatoire est vivement préoccupé par les menaces qui pèsent sur leur intégrité physique. En effet, selon les informations reçues, M. Ouédraogo, Sagnon, Tiendrébéogo et Sankara sont détenus dans de très mauvaises conditions d’hygiène et ont, de plus, été rasés.
Il est par ailleurs interdit à leurs avocats de leur rendre visite, ainsi qu’à leurs épouses, qui tentent de leur apporter de la nourriture.
Rappel des faits :
L’Observatoire avait été informé de l’arrestation de nombreuses personnes engagées dans la lutte contre l'impunité au Burkina Faso, parmi lesquelles se trouvaient M. Halidou Ouédraogo, M. Tolé Sagnon et M. Norbert Tiendrébéogo, arrêtés le 13 avril 2000 au matin à leurs domiciles. Ces arrestations s’inscrivent dans le cadre d’une répression accrue à l’encontre des membres du Collectif, constitué en décembre 1998 à la suite de la mort suspecte de Norbert Zongo (journaliste), afin de lutter contre l’impunité et plus largement pour le respect des libertés fondamentales au Burkina Faso (voir appel urgent BFA 001 / 0004 / OBS 026 du 13 avril 2000)
L’Observatoire rappel que ces arrestations s’inscrivent en violation flagrante de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, qui stipule notamment à son article 5 qu’" afin de promouvoir et protéger les droits de l’Homme et les libertés fondamentales, chacun a le droit, aux niveaux national et international, de se réunir et de se rassembler pacifiquement " et à son article 12.1 que " chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de participer à des activités pacifiques pour lutter contre les violations des droits de l’Homme et des libertés fondamentales "
Actions demandées:
Merci d’écrire aux autorités burkinabé et de leur demander de:
i. garantir l’intégrité physique et psychologique, ainsi que la libération immédiate de M. Halidou Ouédraogo, Tolé Sagnon, Norbert Tiendrébéogo, Benewende Sankara, ainsi que des personnes arrêtées lors de ces événements et qui se trouveraient encore détenues;
ii. mettre un terme à toute forme de harcèlement et d’intimidation à l’encontre des militants en faveur des droits de l'Homme;
iii. se conformer aux disposition de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme adoptée le 9 décembre 1998 par l’Assemblée générale des Nations Unies et notamment à son article 1: " chacun a le droit, tant individuellement qu’en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international ", et à ses articles et 12.1 précédemment cité;
iv. se conformer, plus généralement, aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et aux pactes internationaux qui lient le Burkina Faso.
Adresses
S.E. Blaise Compaoré, Président de la République, Présidence du Faso, 01 BP 24 Ouagadougou 01, Burkina Faso. Fax: (+ 226) 31 05 78
Ministère des Affaires Etrangères du Burkina Faso, 03 BP 7038 Ouagadougou 03, Burkina Faso. Fax: (+226) 30 87 92
Ministère de la Justice, Fax: (+226) 31 71 37
Ambassade du Burkina Faso dans vos pays respectifs.
Paris-Genève, le 14 avril 2000
Merci de bien vouloir informer l’Observatoire de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel.
L’Observatoire, programme de la FIDH et de l’OMCT, a vocation à protéger les défenseurs des droits de l’Homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible. L’Observatoire a été lauréat 1998 du prix des Droits de l’Homme de la République Française.
Pour contacter l’Observatoire, appeler La Ligne d’Urgence: Fax: 33 (0) 1 55 80 83 92
Tel FIDH 33 (0) 1 43 55 20 11 OMCT + 4122 809 49 39
E.Mail: observatoire@iprolink.ch
Nouvelles informations
BFA 001 / 0004 / OBS 026.01
Arrestation/ Détentions / Mauvais traitements
BURKINA FASO
le 14 avril 2000
L'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits l'Homme, programme conjoint de la FIDH et de l’OMCT, vous prie d'intervenir de toute urgence à propos de la situation suivante au Burkina Faso.
Nouvelles informations :
L’Observatoire a été informé que malgré la libération de la plus part des personnes arrêtées le 10 avril 2000 au siège du MBDHP, M. Halidou Ouédraogo, Président du Collectif, de l’Union interafricaine des droits de l’Homme (UIDH) et du MBDHP, M. Tolé Sagnon, Vice-président du Collectif et Secrétaire général de la Confédération générale du travail du Burkina (CGTB) et M. Norbert Tiendrébéogo, membre du Collectif, sont toujours détenus.
En outre, une quatrième personne, Me Benewende Sankara, membre du Bureau du Collectif
et représentant de l’Union des jeunes avocats du Burkina Faso, a été arrêté le 13 avril après-midi, à Ouagadougou.
Selon les informations communiquées par le Mouvement burkinabé pour la défense des droits de l’Homme et des peuples (MBDHP), tous les quatre sont actuellement détenus dans les locaux de Direction de la compagnie d’intervention rapide (DCIR) de la Police.
L’Observatoire est vivement préoccupé par les menaces qui pèsent sur leur intégrité physique. En effet, selon les informations reçues, M. Ouédraogo, Sagnon, Tiendrébéogo et Sankara sont détenus dans de très mauvaises conditions d’hygiène et ont, de plus, été rasés.
Il est par ailleurs interdit à leurs avocats de leur rendre visite, ainsi qu’à leurs épouses, qui tentent de leur apporter de la nourriture.
Rappel des faits :
L’Observatoire avait été informé de l’arrestation de nombreuses personnes engagées dans la lutte contre l'impunité au Burkina Faso, parmi lesquelles se trouvaient M. Halidou Ouédraogo, M. Tolé Sagnon et M. Norbert Tiendrébéogo, arrêtés le 13 avril 2000 au matin à leurs domiciles. Ces arrestations s’inscrivent dans le cadre d’une répression accrue à l’encontre des membres du Collectif, constitué en décembre 1998 à la suite de la mort suspecte de Norbert Zongo (journaliste), afin de lutter contre l’impunité et plus largement pour le respect des libertés fondamentales au Burkina Faso (voir appel urgent BFA 001 / 0004 / OBS 026 du 13 avril 2000)
L’Observatoire rappel que ces arrestations s’inscrivent en violation flagrante de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, qui stipule notamment à son article 5 qu’" afin de promouvoir et protéger les droits de l’Homme et les libertés fondamentales, chacun a le droit, aux niveaux national et international, de se réunir et de se rassembler pacifiquement " et à son article 12.1 que " chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de participer à des activités pacifiques pour lutter contre les violations des droits de l’Homme et des libertés fondamentales "
Actions demandées:
Merci d’écrire aux autorités burkinabé et de leur demander de:
i. garantir l’intégrité physique et psychologique, ainsi que la libération immédiate de M. Halidou Ouédraogo, Tolé Sagnon, Norbert Tiendrébéogo, Benewende Sankara, ainsi que des personnes arrêtées lors de ces événements et qui se trouveraient encore détenues;
ii. mettre un terme à toute forme de harcèlement et d’intimidation à l’encontre des militants en faveur des droits de l'Homme;
iii. se conformer aux disposition de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme adoptée le 9 décembre 1998 par l’Assemblée générale des Nations Unies et notamment à son article 1: " chacun a le droit, tant individuellement qu’en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international ", et à ses articles et 12.1 précédemment cité;
iv. se conformer, plus généralement, aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et aux pactes internationaux qui lient le Burkina Faso.
Adresses
S.E. Blaise Compaoré, Président de la République, Présidence du Faso, 01 BP 24 Ouagadougou 01, Burkina Faso. Fax: (+ 226) 31 05 78
Ministère des Affaires Etrangères du Burkina Faso, 03 BP 7038 Ouagadougou 03, Burkina Faso. Fax: (+226) 30 87 92
Ministère de la Justice, Fax: (+226) 31 71 37
Ambassade du Burkina Faso dans vos pays respectifs.
Paris-Genève, le 14 avril 2000
Merci de bien vouloir informer l’Observatoire de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel.
L’Observatoire, programme de la FIDH et de l’OMCT, a vocation à protéger les défenseurs des droits de l’Homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible. L’Observatoire a été lauréat 1998 du prix des Droits de l’Homme de la République Française.
Pour contacter l’Observatoire, appeler La Ligne d’Urgence: Fax: 33 (0) 1 55 80 83 92
Tel FIDH 33 (0) 1 43 55 20 11 OMCT + 4122 809 49 39
E.Mail: observatoire@iprolink.ch